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Le totémisme moderne (suite)

Chirungas ? drôles de bestioles : Le membre d'un clan n'est pleinement heureux qu'à partir du moment où il s'entoure d'éléments qui le renvoient à son identité totémique en miroir : ils lui rapellent que sa vie est investie de sens qui le transcendent.

En général ce sont des éléments qui rapellent le totem : crucifix aux bords des chemins, chapelles, oratoires, clochers d'églises et sons de cloches, crucifix au dessus du lit et en pendentifs, évangiles sur la table de chevet, rameaux d'oliviers, chapelets, icônes.

Ces chirrungas peuvent prendre la forme de petits rituels : prière quotidienne, signe de croix à chaque mauvaise pensée, etc...

Leur effet est tellement apaisant qu'on leur prête des effets magiques : Ils sont ainsi invoqués pour conjurer le mauvais sort. Ils peuvent tourner en amulettes, ou en tics de language (mon Dieu ! , Jésus-Marie !). le neck plus ultra, c'est la relique : un Saint Graal en soi !.

Pour un fan de Michaël Jackson, écouter sa musique ne suffit pas, il lui faut des posters, une collection d'articles à lui dédiés, un teeshirt à son éffigie, alors évidemment un autographe autentique, c'est le nirvana, voir un fragment d'objet qu'il aurait touché. Idem pour un supporter de l'Olympique de Marseille.

Le cas des athées est plus ténu : A la limite l'absence de chirunga dédié à la superstition fait chirungua en lui-même (paradoxe, paradoxe !), mais aussi bien aura-il un poster de Darwwin ou Einstein dans sa chambre, ou une bibliothèque garnie d'ouvrages scientifiques et philosophiques, et très souvent il pourra prendre soin de réfléchir ses actions rationellement - mode de pensée revoyant à son identité, une sorte de prière à la rationnalité en somme - . Bref un tas d'éléments qui le conforte dans son appartenance identitaire Totémique (la raison).

L'appartenance à un clan peut se marquer vestimentairement : s'habiller punk, rasta, gothique, chic ou baba cool c'est marquer son identité "ethnique". Et en soi la mode est un laboratoire géant de Chirungas permanents.

A l'origine, chaque objet appartenant à un clan totemique (famille) était estampillé du logo totemique pour bien marquer qu'il était lui aussi habité par le totem. De même certains groupes n'hésitaient pas à se tatouer les emblèmes du totem et à marquer leur corps jusqu'à se limer les dents pour lui ressembler afin de symboliser l'incarnation du totem en eux. Tous les membres du clan portaient le même nom de famille : celui de leur totem. Ainsi quand un artisant produit un objet "il y met toute son âme", et y appose sa marque et son nom. Si l'objet a du succès, il porte chance à son producteur, il est donc investi d'un pouvoir bénéfique, supposément dû à l'âme qu'on a mis en lui. On se l'arrache donc pour bénéficier de cette puissance "magique". C'est ainsi que naissent les cultes des "marques", et de tout autre produit culturel, et ou idéologique.

Le tatouage et le percing sont des chirungas radicaux : l'individu fusionne alors avec son totem en en étant marqué dans sa chair. 

 Enfin voyons du coté des Corroborris : ...

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